Les Silences

Il y en a qui se glissent entre deux côtes, entre deux

oreilles, deux coudes de l’intestin grêle.

 

Il y en a qui grelottent sous une porte cochère un soir

de Décembre clignotant de bruine et de Noël.

 

Il y en a qui s’enflent comme des Moby-Dick, gros poissons mal noyés

engraissés de honte et de secrets trop lourds. Il y en a qui ne sont que

points de suspension entre deux hurlements.

 

Il y en a qui sourient comme un vieux moine

Vietnamien, tout petits, maigrichons. Ceux-là sont les plus puissants

du monde: ils portent la paix, tel Atlas

son monde. Ils portent le pardon.

 

Ils portent l’humain à pleines mains.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s